Bonobo – Migration

Le 13 janvier 2017 est la date qui marque la sortie du nouvel et sixième album de Bonobo, Migration, pour notre plus grand plaisir. Début novembre on découvrait un avant-goût de ce nouvel LP avec Kerela, un morceau éclectique se jouant de tempo house et d’échantillons sonores aux rythmes des musiques du monde. Puis avec Break Apart début décembre qui est comme une trêve dans le temps. On était impatient.

Aux reflets de son art, Migration est minimaliste, voyageur et transcendant. En 12 morceaux Bonobo a fait de cet album une nouvelle pause pour de nouvelles découvertes. Un moment à part, il était attendu et maintenant c’est le moment de l’écouter en boucle.

Migration donne le la et introduit l’album. Dans ce morceau la tension est palpable : d’un côté, la tendresse jouée au piano, de l’autre, l’électricité dans l’air avec la batterie. (ndlr : l’intro pourrait rappeler The Swimmer de Phil France). De la beauté au chaos, les opposés sont réunis pour une sensation homogène.
Le très remarqué Break Apart suit, et on ne sait dire, si la musique se joue des notes ou bien les notes de la musique. Ce morceau est délicat et la voix de Rhye s’apparente à une caresse.

Nous voilà plongés dans l’album, ces morceaux introduisent « quelque chose qui réinitialise l’humeur en quelque sorte » comme à dit Bonobo. Migration alterne entre pop, musique du monde et house.

Grains se prête au délassement, superposition de voix méditantes, il peut facilement vous transporter au cœur de vous-mêmes et ça fait du bien!
Dans ces influences musiques du monde il y a le solaire et rythmé Bambro Koyo en collaboration avec Innov Gnawa.
Une instrumentale digne d’un grand moment d’aparté dans votre journée au lancement de Second Sun, calme et volupté sont mis à l’honneur sur les douces notes de piano et de violon.
Dans les terrains de jeu à explorer Outlier part en crescendo sous des airs house de plus en plus sombres, bien stimulant!
Dans la même approche, on remarque la collaboration de Nick Murphy (aka Chet Faker) sur No Reason.

Né en mars 1976, Simon Green aka Bonobo, bassiste et DJ, fait ses débuts à Brighton avec le single Terrapin. Il auto-produit en 2000 Animal Magic suivi de Dial ‘M’ for Monkey trois ans plus tard, uniquement instrumental. Bonobo est alors en marche d’être l’un des pionniers du downtempo : musique électronique minimaliste et transcendante. Il signe plus tard chez Ninja Tune. Sur Days to Come on y trouve sa collaboration avec Bajka et Fink élu album de l’année 2006 par les auditeurs de Gilles Peterson. Il revient avec Black Sands au style plus varié dans l’exploration de l’électro au côté d’Andreya Triana, proclamée « nouvelle égérie du label Ninja Tune“.

Bonobo sur les internets :
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Son Deezer

Tendrement,
Laurène,
Le Beau Bug
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