Big Little Lies de David E. Kelley

Si de prime abord, majoritairement en raison du casting et de l’intrigue, Big Little Lies pourrait être rapprochée de la série à succès Desperate Housewives, il n’en est en réalité rien. Non pas que Desperate Housewives est une mauvaise série, loin de là, mais parce qu’elles n’ont strictement rien à voir hormis peut être le fait que les têtes d’affiche ne sont que des femmes. En 2017, cette caractéristique ne devrait d’ailleurs plus suffire à catégoriser une série. Ce n’est pas parce que des femmes tiennent les premiers rôles que la série va obligatoirement s’orienter vers des déboires amoureux et familiaux à la limite du rocambolesque.

Synopsis : Quand Madeline, Jane et Celeste se lient d’amitié par l’intermédiaire de leurs enfants, elles ne se doutent pas qu’elles vont se retrouver, des mois plus tard, au centre d’un tragique accident, survenu à la fête de l’école. Qui est mort ? Qui est responsable ? Et pour quelle raison ? Secrets, rumeurs et mensonges ne faisant pas bon ménage, tout l’univers de la petite ville de Monterey va être secoué de violents soubresauts.

La série s’oriente donc vers une intrigue criminelle au sein d’une petite ville riche (très riche) des Etats-Unis. Il n’y a pas de secret, chaque petite ville a les siens et c’est autour d’eux que les sept épisodes vont s’articuler. Chaque situation et chaque relation entre les protagonistes comportent ses non-dits, ses vérités et ses mensonges et il conviendra pour les enquêteurs de démêler le vrai du faux afin d’avancer pas à pas vers l’ultime “vérité”.

Au delà d’une intrigue criminelle, la série construit son succès autour de personnages touchants et parfaitement approfondis par David E. Kelley. Il n’y a pas de personnage plat, pas de personnage inutile, chacun fait partie de la grande toile tissée par le scénariste et chacun aura la possibilité de se montrer sous le jour qui lui convient même s’il est parfois difficile de ne pas laisser transpirer des vérités cachées.

S’il fallait choisir un mot pour décrire cette série, ce serait “humaine”. Humaine car criante de vérité sur les différences qui peuvent exister entre ce que nous montrons de nous au monde extérieur et ce que nous vivons et ressentons réellement. Humaine car chacun doit faire face à son passé et accepter ses propres vérités. La série fait ressortir ces sentiments chez chacun des personnages comme pour montrer que malgré nos différences nous sommes finalement tous semblables face aux difficultés de la vie. Nous ne vivons pas les mêmes choses, nous n’éprouvons pas les mêmes choses mais il n’existe pas de vie parfaite même lorsque l’on vit dans le luxueux petit paradis de Monterey, Californie.

Côté casting, il a trois “têtes d’affiche” avec Reese Whiterspoon, Nicole Kidman et Shailene Woodley. En réalité, la série ne fait pas ressortir de têtes d’affiche et donne à l’ensemble du casting la même visibilité et le même intérêt qu’il s’agisse des femmes ou des hommes, des parents ou enfants. Il n’existe d’ailleurs aucun faux pas de la part de ce casting 100% brillant. Avant de me lancer dans la série, j’avais pourtant quelques appréhensions concernant l’alchimie que pourraient créer ces trois femmes à l’écran. Chacune ayant fait carrière (ou débutant sa carrière) dans des registres différents il semblait ardu de fondre ces trois actrices dans un même moule qui correspondrait au style de la série. Pourtant…

Cela reflète bien une nouvelle fois la réalité car nous ne travaillons pas et nous ne nous lions pas d’amitiés qu’avec nos pairs. Nous avons également vocation à côtoyer des personnes qui nous complètent sans toutefois nous ressembler. Ce sentiment est retrouvé à l’écran avec trois actrices et trois personnages qui partagent une même vie malgré des passés opposés.

La série n’a pas attendu de recevoir 4 golden globes pour se voir attribuer une saison 2. Le défi sera de taille pour David E. Kelley qui devra désormais travailler sans l’aide d’un roman sur lequel s’appuyer (Petits secrets, grands mensonges de Liane Moriarty) et en collaboration avec Andrea Arnold, remplaçante de Jean-Marc Vallée à la réalisation.

Nous (Je) avons donc été conquis par cette mini-série (désormais série grâce à son renouvellement) et lui souhaitons le meilleur pour la suite.


Titre original : Big Little Lies
Oeuvre originale : Petits secrets, grands mensonges de Liane Moriarty
Créateur : David E. Kelley
Réalisateur : Jean-Marc Vallée
Scénariste : David E. Kelley
Acteurs, actrices : Reese Whiterspoon, Nicole Kidman, Shailene Woodley, Zoe Kravitz, Alexander Skarsgard, Adam Scott, Laura Dern, Darby Camp, Iain Armitage
Nombre d’épisodes : 7 épisodes sur 1 saison
Statut : En production
Nationalité : Américaine
Bande-annonce :

Tendrement,
Baptiste LEROY
Le Beau Bug

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