Benjamin Clementine – At Least For Now

Dorénavant, Le Beau Bug vous donne rendez-vous le mardi et le samedi pour deux moments d’entretien de votre culture musical hebdomadaire. Aujourd’hui on vous présente le jeune anglais Benjamin Clementine et son excellent premier album At Least for Now.

Né le 7 décembre 1988 à Londres Benjamin ‘Sainte’-Clementine est le genre de Beau Bug que l’on trouve uniquement en Angleterre. À 19 ans, il décide de venir à Paris où il se retrouva sans-abri à chanter pour essayer de gagner sa vie.

Il ne joue pas très bien du piano et sa voix n’est pas toujours juste mais l’émotion est toujours au rendez-vous. Souvent comparé à Antony Hegarty, chanteur du groupe Antony and the Johnson, Nina Simone ou encore à Charlie Winston, à 26 ans il a une voix majestueusement délicate. Benjamin a toujours été autodidacte et a su apprendre seul la guitare, le piano, le synthé, la basse, la batterie et surtout le chant, il maitrise d’ailleurs sa voix à la perfection ce qui constitue l’atout majeur de ce premier opus.

Son répertoire allie des nouvelles et des reprises de Bob Dylan ou Nina Simone. Ce n’est pas tout, il impressionne avec les titres Adios, Condolence, Cornerstone et Nemesis, qui était d’ailleurs dans la Grèce antique la déesse de la vengeance. On se pose alors des questions sur ses idées, ses pensées et sur les thèmes principaux qu’il aborde dans son album mais on découvre un très grand compositeur.

Vétu d’un long trench sombre, d’une coiffure électrique, et les pieds à l’air, Benjamin Clementine à su imposer sa ‘jeunesse’ dans ce vieil univers qu’est la pop minimal. On espère de tout cœur que ce premier album At Least for Now ( ‘Du moins pour l’instant’ en français ) annonce une suite tout aussi réussie.

Tendrement,
Le Beau Bug