BARBARA PRAVI – LES PRIÈRES

Crédits Photo : Alexia Abakar

Il y a tant de choses que l’on aimerait déposer sur les coeurs. Seulement, nous restons toujours incertains de la portée de nos mots. Comment dire ce que les lèvres des autres ne diront pas ?

Eh bien regardons-la, écoutons-la, parlons d’elle, de cette fille aux yeux noirs et de son rêve fou, car c’est dans sa réussite qu’elle nous emmène avec elle, comme une prière. 

Voilà Barbara Pravi, celle qui, le 8 mars sortait un projet hors du temps, explorant les dimensions naturelles de la réalité. D’une grande inspiration, elle élève son âme à qui acceptera ses grâces. Avec Les prières , Barbara Pravi contemple tout ce qui ne parle pas. Elle découvre nos soupçons de leurs voiles et en relève la beauté.

D’une voix azurée, elle nous invite avec Prière à l’éphémère à trouver en ce qui ne dure pas la grâce de ce qui reste. Apprécier avec ardeur ce que le temps froisse, n’est-ce pas croire en l’éternel ? Comme il est bon de vivre en sachant que tout passe. Qui même répondrait à l’appel de l’intacte immortalité des choses ?

« Apprends de l’éphémère où se cache la beauté »

Dans sa Prière aux rêves, Barbara Pravi éternise les heures et abandonne les moindres allures du dehors. Elle retient le songe, celui qui s’acharne à garder le goût des lèvres et de l’obscur. Combien de fois avons-nous détesté la couleur du jour, celle qui éteint d’un trait les mirages que la nuit nous offre ? Que les rêves nous donnent encore un peu de leurs maux.

Barbara Pravi chante la liberté qu’elle porte aux yeux du monde. Elle le fait d’une hauteur sans égale. Elle glisse dans les airs et s’aperçoit qu’à vol d’oiseau, nous ne sommes pas si loin les uns des autres : les différences y paraissent si petites.

« Quand vous dormez, moi sans bruit la nuit, je fuis, je me transforme en oiseau »

Si parfois le souffle se fait court, c’est que l’astre d’or assèche les maux mais qu’il inonde le coeur de sa lumière. La Prière au soleil est le corps à coeur de la fièvre contre la peau. Elle anesthésie les chairs de ses rayons, ces chairs vers lesquelles nous avançons.

Dans Prière au printemps, Barbara Pravi bouscule l’abîme et l’au-delà. Elle clôt de sa guérison, laisse derrière elle ce qui l’empêche d’avancer. Apprendre à laisser entrer le printemps dans nos vies, c’est savoir vivre sans nos pétales quand tourneront les vents.

« Laisser grandir l’horizon infini tout au fond de moi, comme une raison de croire en l’avenir »

Les prières sont une bouteille à la mer. Elles sont le pissenlit sur lequel on souffle et qui sème ses fleurs à qui veut les recevoir. Elles sont un billet d’amour aux oiseaux, à la nuit, à ses rêves dont on ne se détache pas, à ceux qui nous empêchent de croire et à ses imaginations, celles qui tuent. Elles sont l’éclaircie d’un ciel triste. Elles dérobent le soleil à l’horizon.

S’il y a toujours des contraintes à l’envoi de nos voeux, Barbara Pravi peut en être sûre : ses prières seront exaucées.

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Tendrement,
Louise Lecluse
Le Beau Bug

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