Bagarre – Club 12345

Oui c’est arrivé, on l’attendait depuis longtemps et ils ne nous ont pas déçus. Le 23 février dernier est sorti Club 12345, le premier album du groupe Bagarre. Ils s’étaient présentés en 2014 avec leur EP Bonsoir Nous Sommes Bagarre et ont confirmé leur mouvement musical en 2015 avec le fameux Musique de Club d’une rare beauté brûlante et dérangeante. Ce premier album est un symbole, un rappel à l’ordre, au désordre et à la liberté des artistes aujourd’hui.

“Bagarre, couleur pastel.”

Cet opus commence dans le futur. Ecoutez-moi annonce 11 titres liés, saccadés, remplis de discours, de poésie, d’amour et de colère. Bagarre ne fait pas dans la demi mesure, tant dans les paroles que dans l’instru. Les sons arrangés sont sombres et nous font penser à une apocalypse, un cataclysme ou encore un mouvement de masse angoissant. Le message est simple, écoutons-les.

Nous avons découvert Béton armé il y a 3 mois et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce morceau a décuplé notre impatience de savourer ce Club 12345. Les cinq artistes ont laissé leurs survêtements adidas pour un style plus “chic”. Le texte poursuit le travail du premier morceau et vient appuyer une instru toujours modernement décalée.

“On aime les symboles pas la violence.”

Mal banal introduit la fabuleuse voix féminine du groupe qui vient amener un peu de douceur à l’univers Bagarre. Les 5 protagonistes entretiennent une relation étroite entre techno, house et hip-hop et l’album suit une trame logique. Ce morceau est doux et nous montre une nouvelle face du groupe qui sous sa carapace de cris et de poésie engagée cache un petit coeur sensible.

Honolulu, le cinquième morceau de ce chef d’oeuvre est la plus grande découverte de ces 11 morceaux. On la remet plusieurs fois car une fois n’est pas suffisante pour décrypter chaque recoin sonore. 4 minutes de douceur et de mélancolie car oui, Bagarre nous parle aussi d’amour, à sa manière. Et on ne peut que se laisser emporter par cet élan de tendresse que l’on aimerait pouvoir faire durer un peu plus.

Impossible de ne pas écrire quelques mots sur ce bon Danser Seul qui nous donne immédiatement envie d’aller danser en club. Danser seul c’est bien, danser à deux, c’est mieux. L’instru est plus que jouissante, cette tech house “bagarrienne” nous emmène loin et nos baskets brûlent sur le sol. Le mouvement Bagarre est en marche, mené par ces 5 loups de la nuit. Le clip ne pouvait pas mieux résumer la scène de nos attentes, les couleurs et les visages fixes rythment ces sons chaleureusement puissants.

“Du luv sur l’amor
Laisse toi laisse toi me baiser
Du love dans l’amour
À ma à ma à ma manière

On arrive presque à la fin de cet album et qu’est-ce qu’on aimerait le faire durer encore et encore. Ma louve nous donne encore de l’amour et on adore ça. Bagarre renait, revit, vit tout simplement et se dévoile comme étant un groupe capable de faire de tout et d’être bons partout. Ils nous racontent une histoire, un désir, une rencontre. Sans doute un des coups de coeur de cet album.

Club 12345 se termine tragiquement avec Mourir au Club. Les voix s’assombrissent, le club apparait comme un endroit de débauche et d’aboutissement. Ce soir nous irons mourir au club, brûler nos ardeurs, nos émois et nos peines.

Si vous n’avez jamais eu l’occasion de les voir en live, voici une vidéo qui devraient vous convaincre :

Chanceux seront ceux qui pourront les voir au Rockstore à Montpellier le 28 mars, à l’Aeronef à Lille le 31 mars, à La Cigale à Paris le 10 avril et le 24 au Printemps de Bourges.

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Tendrement,
Louise Dornier
Le Beau Bug

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