BADBADNOTGOOD – IV

IV : c’est le nouvel opus des BadBadNotGood sorti ce 8 juillet, qui comme son nom l’indique, reviennent avec un 4ème album. Ce trio originaire de Toronto formé de base par Matthew Tavares au clavier, Chester Hansen à la basse et Alexander Sowinski aux sampler sont rejoint officiellement par Leland Whitty au saxo.

Comme propres maîtres de leurs arts, ils nous prouvent une fois de plus la profondeur de leur musique : du jazz orchestré singulièrement aux airs hip-hop et éléctro auxquels s’ajoutent cette fois des collaborations comme celle de Kaytranada, Mick Jenkins, Charlotte Day Wilson… Un savoureux mélange de mélodies jazzy surligné par la puissance du saxophone, ajouté aux quelques titres où les voix des invités participent à sublimer la justesse du tracks final.

Ce mélange organique comme nouvelle harmonie nous plonge sur quelques titres dans une certaine cacophonie, non pas pour nous perdre en route mais comme pour nous plonger au fond de tous ces questionnements internes. Sur Speaking Gently, ce à quoi là voix ne pourrait nous y amener, l’instru se charge de nous faire découvrir de nouvelles émotions enfouit. Une mélodie aux airs de questionnements sur lequel le saxo vient y poser ces réponses. De même sur Confessions Pt II aux rythmes plus funky, la puissance du saxophone associé aux beats qui ne cessent d’accélérer puis de se calmer par la suite pour repartir de plus belle : une invitation à une transe en danse musicale. La douceur du piano cette fois directive dans Cashmere complète la palette d’un jazz aux ambiances feutré plus posé et intimiste.

L’ajout de voix sur cet opus ouvre la porte à de nombreux horizons musicaux. Comme celle de Mick Jenkins sur Hyssop of Love qui ouvre les frontières du jazz aux hip-hop par son flow il nous invite dans le darkside. Pendant que la voix délicate de Charlotte Day Wilson s’accorde sur la musique, ou le contraire ? In Your Eyes résulte d’une parfaite symbiose entre l’orchestration, dont le violon et Charlotte Day Wilson qui nous invitent à une tout autre douceur. Il y a aussi le spleen dans la voix de Samuel T. Herring qui apporte ce coté soul sur Time Moves Slow pendant que les BBNG y apporte une nouvelle dimension dans la mélodie.

On y retrouve de même la collaboration avec Kaytranada, les BBNG déjà présent dans son album 99.9 % avec le titre Weight Off, celui ci se retrouve à son tour invité pour nous jouer Lavender, pour un son assez sombre alliant là puissance du jazz à celle de l’éléctro.


Les BBNG ont commencé dans une chambre d’étudiants en jazz, heureusement pour nos oreilles ces virtuoses en sont sortie alors on les remercie de continuer d’explorer, d’allier et de nous jouer toutes ces harmonies !

Tout commence donc à Toronto dans une chambre d’étudiant où Matthew Tavares, Chester Hansen et Alexander Sowinski se retrouvent pour jouer du jazz aux influences hip-hop. C’est en 2010 que le trio forme BadBadNotGood, ils commencent par poster des remixes de Tribe Called Quest, Odd Future… En 2012 les BBNG sortent leurs 2ème opus BBNG2 où l’on retrouve compo personnelles et remixes dont entre autre celles de Kanye West et My Bloody Valentine. A la suite sort III qui ne manquera pas de les faire remarquer de ce mélange unique entre jazz, hip-hop et instrumental. C’est de là qu’ils parviendront à collaborer avec leurs idoles MF Doom et Ghostface Killah sur Sour Soul en 2015. Pionnier dans leurs genre, leurs productions musicales garde en elle quelque chose d’unique et recherché, de toute beauté !

Les BadBadNotGood vont commencer leur tournée sur le continent américain mais vous seront surement plus accessible le 1 novembre à L’Electric Brixton à Londres pour un live qui doit rendre fou !

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Tendrement,
Laurène,
Le Beau Bug.

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