Arandel – Aleae

Une jolie pépite électronique est fraîchement tombée du ciel ce mercredi 18 janvier. Produit par un mystérieux musicien nommé Arandel, l’EP va rapidement trouver sa place dans votre bibliothèque musicale. Dénommé Aleae, cet EP est le 2ème de l’artiste, qui a déjà sorti également quatre albums, tous propulsés par le label français InFiné.

Oscillant entre beat synthétique et organique, Aleae est composé de 5 morceaux presque sans titres, chacun étant sobrement dénommé Aleae I, Aleae II, et ainsi de suite jusqu’Aleae V. Autre précision : ce ne sont que des instrumentaux, aucune voix ne fait irruption sur les cinq titres de l’EP.

Le premier morceau (Aleae I donc) commence par une belle et douce introduction qui fait faussement penser aux « bâtons de pluie » au son reposant que l’on adorait tous quand on était petits. Au bout de quelques secondes, c’est un kick sourd et puissant à la fois qui se fait entendre, et un rythme à la limite de l’industriel qui résonne en arrière-plan. On se rapproche de la house, voire de la techno de par son rythme, en passant par la world music dans un seul et même morceau : l’introduction de l’EP est de haute qualité ! Le titre suivant, Aleae II, surprend tant il est différent du premier. Les sons sont résolument rétros, les notes déliées, tantôt aiguës tantôt plus graves : le morceau donne l’impression d’être plongé au coeur dans un jeu vidéo arcade, et ce jusqu’à la fin de celui-ci. On entre ensuite dans un univers plus sombre sur le troisième morceau (Aleae III), puisque ce sont des rythmes house progressifs qui le construisent. Et alors qu’on pensait que l’EP allait crescendo, nous nous trompons, car Aleae IV relève bien plus de l’ambient que de la house : on opère un retour aux premières influences de l’artiste. L’EP se clôture sur Aleae V, un morceau exceptionnellement long de plus de 12 minutes, résolument ambient dans sa première moitié, et bien plus house dans sa seconde, et la transition se fait en douceur.

Afin que vous puissiez apprécier encore plus l’univers d’Arandel, on vous montre aussi le clip de Solarispellis, son deuxième album, sorti en 2014. Réalisé en plusieurs parties, voici la première, on ne peut plus futuriste.

En revanche, si vous souhaitez en savoir plus sur la personne qu’est Arandel… vous n’irez pas bien loin : il avait déclaré dans une interview que même certains de ses proches ignorent qu’il (ou elle ? ou eux ?) est à l’origine de ce projet. Vous saurez simplement qu’Arandel est français, lyonnais même, mais vous ne verrez pas son visage. Arandel a pour credo de n’utiliser aucun sample dans ses musiques : chacun des sons que vous entendrez dans ses morceaux a été produit « à la main », en quelque sorte. C’est ce que ce projet musical souhaite véhiculer au travers de ses musiques : des règles de production particulières, et une absence d’identité, pour ne laisser place qu’à la musique. Original, n’est-ce pas ?

Vous pouvez suivre Arandel sur les internets :
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Tendrement,
Cloé Gruhier,
Le Beau Bug.

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