Aloise Sauvage – Dévorantes

Il y a un an, Aloïse Sauvage posait son empreinte dans le monde de la musique avec un premier EP intitulé Jimy. Depuis, tout est allé très vite pour la jeune artiste aux multiples talents: une apparition au cinéma avec Hors Normes, réalisé par Eric Toledano et Olivier Nakache, mais aussi une nomination aux Victoires de la Musique dans la catégorie de Révélation scène.
Le 28 février dernier, la chanteuse nous a dévoilé son premier album, Dévorantes, fruit d’une passion sans limite et d’une rage sans failles.

Ce bijou d’émotions est accordé en 11 temps. Il s’agit d’un voyage intérieur, entremêlant sentiments d’amour, de colère, d’existence, et tout commence avec Et cette tristesse, le morceau qui a teasé l’album début février. L’artiste se rassure, témoigne d’une douleur intérieure qui la ronge mais la fait également avancer et combattre ses craintes.

“Les pédés sont beaux, j’ai osé rêver
Que tout le monde enfin, le voyait”

La suite est une magnifique ode à l’audace. Omowi est sans doute le morceau clé de cet album, le morceau qui nous donne envie de danser, de se lever, de se révolter, sourire aux lèvres. L’homosexualité était déjà un sujet abordé dans son EP et c’est à travers ce morceau qu’Aloïse Sauvage clame pleinement sa fierté et déborde d’énergie pour défendre et combattre les homophobes.

Méga Down est sans doute le morceau qui nous a fait réaliser l’importance de la musique dans la vie d’Aloïse Sauvage. Plus qu’une passion, ce moyen d’expression est celui qui lui permet de mettre des mots sur ses maux : “Et tu m’entends crier dans ton casque, j’ai pas réussi à t’le dire en face”.

Toute la vie et Si on s’aime nous parlent explicitement d’amour, guidés par une poésie chantant les appréhensions quotidiennes sentimentales de la jeune femme. L’artiste nous raconte la rupture, se rassurant de pouvoir peut-être s’aimer toute la vie, puisque si on s’aime, tout va pour le mieux.

“Il y a des absents qu’on regrette à jamais,
Il y a des abcès difficiles à crever.”

Après avoir parlé d’amour, il a été également question de parler de la famille, de chanter le vide et le manque. C’est avec Papa qu’Aloïse Sauvage se livre intimement sur sa vie, et il n’y a pas de mots pour décrire cette confession, le morceau parle de lui-même, et il nous a terriblement touché.

Les minutes les plus poignantes de l’album se trouvent dans Tumeur. La chanteuse nous déconnecte quelques instants, s’exprimant toujours aussi justement et sincèrement, sur le sujet délicat qu’est la maladie. Le texte est dur et fait exploser les émotions, la voix s’emporte, se laisse aller, bercée de vérité et de douleur.

Ce voyage se termine avec Dévorantes, morceau qui a donné son nom à l’album, comme une conclusion, un résumé de la vie d’Aloïse, mais surtout de ses envies. L’amour aura été au centre de chacun des morceaux. Les paroles sont lourdes de sincérité, d’appréhension, liées par une instru crémeuse et saisissante.

Nous avons dévoré l’album, et plus d’une fois. Tous les thèmes sont abordés et nous avons pu nous reconnaitre dans certains morceaux. Les mots sont justes, les instru remplies d’émotions, Aloïse Sauvage a signé un très beau début de carrière, et nous comptons bien la suivre de très près.

La Cigale en Avril, l’Olympia en Juin, Les Vieilles Charrues en Juillet… ne tardez pas, la scène sera dévorante.

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Tendrement,
Louise Dornier
Le Beau Bug

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