Agar Agar – The Dog and The Future

Quelques notes de synthé, une voix grave et soul, un single dénommé Prettiest Virgin, et voilà qu’Agar Agar est lancé sur le devant de la scène synth pop française. Si depuis leur ascension est telle qu’ils peuvent se permettre une date à l’Olympia avant même la sortie de leur premier album, c’est qu’ils ont quelque chose dans leur musique d’accrocheur, de prometteur, quelque chose qui colle à la peau. Alors, lorsqu’est sorti The Dog and The Future, nous n’avons pas attendu une seule seconde pour vous en faire part.

Cela va sans dire, le prolifique duo s’est considérablement assagi depuis la sortie de son EP Cardan. Les rythmes frénétiques  aux accents techno ont fait place à diverses douceurs synthétiques, faisant la part belle à la voix de Clara Cappagli, plus soul que jamais. Et c’est un changement (musical, évidemment) que l’on avait pressenti dès la sortie de Sorry Bout The Carpet il y a quelques semaines. Autrement, le groupe reste fidèle à ses engagements, aussi loufoques soient-ils !

La première douceur inédite à laquelle nous avons droit se prénomme Made. Une introduction conceptuelle, minimaliste et progressive, qui ne fait intervenir la voix de Clara que très tard. On prend ensuite de la hauteur sur Lost Dog, titre tout aussi minimaliste que son prédécesseur, sauf qu’il se fait plus dansant, et fait intervenir un personnage que l’on retrouve (ou perd, c’est selon) plus d’une fois dans l’album : un chien. Figure de proue de ce disque, il permet aux deux artistes de laisser leur créativité et leurs émotions s’exprimer.

“I’ve been searching for you, kiddo, for all my life”

Après deux titres aujourd’hui connus de tous, Sorry About The Carpet et Fangs Out, on fait la connaissance du titre Gigisong. Pour la première fois, c’est la mélancolie et l’introspection qui entrent en scène, faisant de ce morceau une ballade synthétique, et sans contestation possible, le titre le plus sérieux de l’album. Et ce n’est pas pour nous déplaire.

Vient ensuite le point d’orgue de l’album, Shivers. Titre le plus avant-gardiste que nous avons eu l’occasion d’entendre du duo, il est hypnotique, ou plutôt devrait-on dire que la conversation est hypnotique. Clara Cappagli s’adresse directement à son auditoire, l’embarquant avec elle dans un chant parlé sur plus de six minutes, qui passent comme deux.

On repart ensuite sur une fréquence rythmique un peu plus élevée avec Lunatic Fights Jungle, avant de plonger dans l’écoute du magnétique Duke, qu’on se plaît à écouter deux fois de suite pour appréhender au mieux le côté répétitif surréaliste du titre.

“Duke has magical hands
And when he moves it melts.
And hands are magical indeed.
And hands are magical…”

S’ensuivent ensuite deux morceaux vecteurs de deux émotions complémentaires : Requiem, qui porte bien son nom, ainsi que Schlaflied Für Gestern (dont la traduction littérale serait “berceuse pour hier”). En somme, l’album est composé d’une dizaine de perles, toutes très différentes et incomparables entre elles. Et on a déjà hâte de voir comment les morceaux se verront illustrés, aussi bien en clips qu’en live. Affaire à suivre !

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Tendrement,
Cloé Gruhier,
Le Beau Bug.

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