2015 sera l’année d’Anderson.Paak !

Encore peu connu du  grand public, Anderson.Paak est un chanteur/drummer/producteur/rappeur qui ne cesse d’impressionner, que ce soit aux côtés de Dr.Dre ou en solo.

Après quelques featurings avec Dj Soak, Dean ou Ryan Paul, Paak dévoilait Venice, un premier un album réussi, paru en octobre 2014. On y découvrait un producteur/vocaliste talentueux, capable d’alterner chant et rap, sachant utiliser toutes les ressources de la Great Black Music, à l’aise sur de nombreux répertoires comme celui du rock, du hip-hop, de la soul et même de la musique de club. Sous le pseudonyme Breezy Lovejoy, Paak réalisa 4 albums entre 2010 et 2013, Venice étant le premier disque sur lequel apparaît son vrai nom.

En 2015, on a pu l’apercevoir sur pas moins de 6 titres de Compton : A Soundtrack by Dr.Dre, B.O du biopic sur N.W.A, aux côtés des plus grandes stars de la scène Rap/Hip-Hop (Kendrick Lamar, Eminem, Xzibit, Snoop Dogg…etc). En parallèle, Il collabore avec le beatmaker Knxwledge au sein de NxWorries, un projet attendu chez Stones Throw Records (http://www.stonesthrow.com/), qui a de quoi faire envie lorsqu’on écoute le premier single :

Le jeune artiste semble infatigable puisqu’il revient dans l’actualité, avec le duo de producteurs Blended Babies, en signant sur un EP 4 titres intitulé The Anderson .Paak EP. So Slow nous introduit à une musique transversale qui mélange rap, électro downtempo et beats hip-hop. La mélodie est à la fois douce et percutante, jamais tapageuse, faite de ritournelles accrocheuses, rappées sans haine ni violence. On se retrouve captiver par le mélange hip-hop/R’n’B de Make It Work, en feat avec Asher Roth et Donnie Trumpet, avant que les notes mélancoliques du titre Drifter II ensorcellent par leur beauté cristalline. On nage dans un océan musicale à la fois hip-hop, soul, rap et rock comme en témoigne le titre polymorphe Cheap Whiskey 70’s Riesling. Ce projet de qualité ne révolutionne rien mais confirme la virtuosité de Paak, producteur et vocaliste surdoué qui virevolte avec précision entre les arrangements savamment orchestrés de Blended Babies.

Tendrement, Le Beau Bug.