L’interview d’INÜIT

INUIT (c) Paul Rousteau

Bercés par Radiohead, Coline Rio, Alexis Delong, Remy Fanchin, Pablo Charbonnier, Pierre Cheguillaume et Simon Quenea forment le groupe INÜIT et font revivre la pop électro à travers des textes poignants et authentiques. C’est avec beaucoup d’amour et de passion que ces 6 nantais nous ont invité quelques instants dans leur macrocosme.

1. Pouvez-vous vous décrire en quelques mots ?
Nous sommes INÜIT, non venons de Nantes et nous essayons de faire de la musique ensemble, à six !

2. Pourquoi INÜIT ?
Tout d’abord parce que ça sonne bien, c’est percutant et facile à mémoriser. C’est aussi beau à écrire, on aime bien l’enchainement de phonèmes du mot. Ensuite parce que en Inuit, cela signifie « être humain ». On trouve que ça représente bien notre démarche artistique, l’humain est au centre de tout chez nous, il est la base et la finalité : on fait ensemble pour donner aux autres.

Vous allez sortir votre premier EP chez Cinq7, Always Kevin.
3. Qui est Kevin ? Pouvez-vous nous en dire plus sur cet EP ?
Kevin c’est qui tu veux, ça peut être la colombe de la pochette, ça peut être ton pote, ton père. On a tous un Kevin près de nous à qui on a envie de dire qu’on l’aime ! Kevin c’est aussi la volonté de montrer que l’on prend pas les choses au sérieux, qu’être positif et un peu juvénile dans la manière d’aborder le monde ça peut t’emmener plus loin que l’on veut nous le faire croire ! Sinon, cet EP c’est le résultat de notre collaboration avec Benjamin Lebeau des Shoes. Du choix des morceaux à la production finale, il a été là pour nous conseiller, nous aiguiller. On a aussi beaucoup travaillé sur la pré production dans le studio de Léonard Lelièvre, notre ingénieur du son facade. C’était très intéressant de se retrouver pour la première confronté à l’idée de poser notre musique foncièrement live sur un enregistrement définitif… Nous avons beaucoup appris et nous essayons d’appliquer toutes ces choses dans nos nouvelles compositions. Always Kevin sort de 2 Juin chez Cinq7.

Votre premier morceau Dodo Mafutsi, fait raisonner un chant de gorge typiquement chaman qui nous berce tout en restant très pop.  
4. Pourquoi avoir choisi de mettre en avant ce côté ethnique pour le refrain ?
C’est pas spécialement volontaire ou réfléchi… On essaye d’être le plus spontané possible au moment où l’on compose les bases d’un morceau. Sur Dodo Mafutsi, nous cherchions une espèce de gimmick qui puisse accompagner le thème cuivres et c’est sorti, comme ça, comme un cri. On a trouvé ça drôle et on s’est dit « allez c’est drôle, on le met » !

Vous continuez avec Hush, un morceau qui nous a beaucoup plu. La voix de Coline et les synthétiseurs futuristes de Rémy et Alexis nous emmènent dans une autre dimension.
5. Dans quel univers voulez-vous nous emmener ?
Dans Hush, on a essayé d’instrumentaliser à notre façon ce que dégage le texte, c’est une chanson assez torturée, parlant d’une rupture amoureuse. Nous avons tenté de créer des textures, aux synthétiseurs mais aussi au saxophone, qui pourraient symboliser le tiraillement et la tombée dans les limbes qu’évoque le texte.

Vous clôturez l’EP avec Circles, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il nous donne envie de sortir du lit et de retourner faire la fête.
6. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce dernier morceau ?
Circles c’est une chanson sur les violences conjugales. On raconte l’histoire d’un corps qui se déchire physiquement, le basculement vers la violence d’une relation de couple. Il est tout en tension, dans la hâte et la syncope. C’est peut être de là que vient son côté dansant…

« Nous nous influençons énormément les uns les autres. »

7. Comment décririez-vous votre musique ? Votre style ? Vos inspirations ?
C’est difficile pour nous de répondre à cette question parce qu’on se la pose sans cesse sans avoir pour autant de réponse qui puisse nous convenir. Peut être que l’on peut dire que c’est notre musique, c’est la conséquence de nous six, qu’elle existe seulement dans cette configuration et qu’elle aurait pu être totalement différente si l’un de nous n’était pas là. Nous nous influençons énormément les uns les autres. Nos inspirations aussi sont très diverses, il y a peu de choses sur lesquelles nous sommes d’accord mais Porches, Radiohead, Steve Reich, Thundercat, BadBadNotGood ou Four Tet sont des artistes que nous aimons réellement tous.

8. Maintenant que votre premier EP est sorti, quels sont vos projets ? Un album ? Une tournée ? Des chansons en français ?
Nous travaillons sur un album actuellement, prévu pour 2018 ! Nous avons aussi une tournée d’été dont vous pouvez consulter les dates sur notre page Facebook. Le Français n’est pas encore d’actualité pour nous, pas même un souhait pour l’instant !

9. Plutôt :

Transmusicales ou Printemps de Bourges ?
Transmusicales (bisou Jean Louis)

Groenland ou Alaska ?
Alaska

Radiohead ou Foals ?
R A D I O H E A D

Ile de Versailles ou machines de l’île ?
Ça dépend pour quoi faire, chiller le jour île de versailles, chiller la nuit machines de l’ile haha

Le lieu unique ou le Nid ?
Lieu unique

10. Une petite anecdote marrante du groupe pour le Claque Son ?
L’autre jour on rentrait à notre hôtel près de Paris et dans l’hôtel y’avait Tony Yoka le champion de boxe…c’est pas hyper marrant mais il était habillé full unkut et super stock donc on aurait pu lui demander de chanter DKR et faire croire qu’on était avec B2O. Ha si, une fois on était à Annemasse près de Genève, il neigeait de ouf et on jouait avant Thylacine. Après le concert on a fait une ENORME SCULPTURE EN FORME DE PENIS sur son van.

11. Notre magazine s’intitule, Le Beau Bug, qu’est-ce qu’un « beau bug » pour vous ?
Un beau bug c’est une erreur créatrice. La petite erreur qui va s’avérer être la chose que tu attendais mais que tu n’étais pas capable de concevoir. C’est souvent comme ça que ça marche dans Inüit, on est très réceptifs aux erreurs des autres.

12. Quels sont les indispensables à toujours avoir dans son iPod ?
On est plus team Spotify pour naviguer dans les suggestions et découvrir des nouvelles choses !

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Tendrement,
Louise Dornier
Le Beau Bug

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