L’interview de Peter Henry Phillips

Peter Henry Phillips (crédit : Barry Russel)

En ce début d’année 2017, nous avions agréablement découvert The Origin le premier album du canadien Peter Henry Phillips. Cet album nous a fait voyager à travers des textes profonds et des mélodies d’une douceur angélique. Nous avons voulu en savoir plus sur cet artiste, déjà bien connu au Canada, qui ne demande qu’à percer sur la scène européenne.

1. Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Homme des forêts et des villes du monde. Je parcours les continents à la recherche de sens. Aiguiser les miens et faire réagir les vôtres.

2. Pourquoi Peter Henry Phillips ?
Je voulais un nom de scène à la fois poétique et personnel. J’y ai donc inséré le nom de mon grand-père maternel. C’était un homme bon, mais profondément troublé qui représente bien pour moi la part d’ombre et de lumière qui cohabite en nous.

Ton album The Origin, sorti en janvier 2017, est composé de 16 morceaux.
3. Peux-tu nous en dire plus à son sujet ?
C’est un album sur lequel figure des titres que j’ai composé au fil des années, d’où son titre… J’ai déjà hâte au prochain pour vous le partager !

Ton deuxième morceau, Dreamcatcher, nous a particulièrement plu.
4. Un début très doux qui se termine par une explosion d’émotions, peux-tu nous en dire plus sur cette chanson ?
C’est une pièce que j’ai écrite un soir dans mon studio à la campagne. C’est d’ailleurs le premier enregistrement qui a eu lieu au Nid à la suite de la construction. Ça faisait 8 mois environ que je travaillais sur le chantier (on a bâti la maison, le studio et l’atelier) et j’avais vraiment trop envie de jouer alors mon bon ami Benjy et moi avons sorti les instruments au milieu du chantier pour ‘’jammer’’ et c’est dans ce moment qu’à été créé Dreamcatcher.

Cet album est sorti en septembre 2015 au Canada.
5. Pourquoi avoir attendu autant de temps pour le sortir en France ?
C’est qu’à l’époque on ne l’avait pas envisagé je crois. Jusqu’à ce que je reçoive des demandes venant directement du public et qu’on décide de faire le saut de l’autre côté de la marre ! Je promets que le prochain sera lancé en Amérique du Nord et en Europe simultanément !

Ton parcours d’artiste est très vaste, tu as accompagné Ariane Moffatt, Jorane, Elisapie, Lewis Furey, Tomas Jensen et Navet Confit en tant que multi- instrumentiste. Tu as également fait partie du groupe Mimosa et du groupe Elektrik Bones.
6. Qu’est-ce qui t’a poussé à voler de tes propres ailes ?
J’ai toujours voulu faire mes trucs, mais j’étais trop occupé à travailler pour les autres. À un moment j’ai réalisé que si je ne prenais pas ce temps pour moi j’allais le regretter toute ma vie.

7. Comment décrirais-tu ta musique ? Ton style ? Tes inspirations ?
Ma musique est très cinématographique. J’aime penser que c’est de la musique dont vous êtes le héros. Des chansons dans lesquelles on peut se reconnaitre et qui peuvent accompagner le quotidien.

8. As-tu des projets pour plus tard ? La réalisation d’un autre album ? Des tournées ? Des chansons en français ?
Certainement un autre album à venir en 2018! Possiblement des chansons en français ! Ça dépendra de mon inspiration !

9. Pour toi, est-ce que chanter est une forme d’expression de vie ? Une sorte d’art engagé ?
Pour moi prendre la parole publiquement que ce soit en chanson ou autrement relève d’une forme d’engagement. Sans parler d’engagement politique ou quoique soit je crois que c’est d’engager ses valeurs et sa vision de la vie sous une forme d’art.

10)Plutôt :

La poutine ou le Welsch ?
Welsh? aucune idée… alors Poutine

Riri, Fifi ; Pilou ?
Haha ce surnom me colle à la peau depuis des années…

Le festival de Cannes ou les Grammy Awards ?
Hum… Je crois que les 2 évènement ne sont pas en conflit d’horaire donc j’irais aux 2 ! hihi

Makeba ou Makebella ?
Jain
all the way

11. Une petite anecdote marrante pour le Claque Son ?
Dernièrement se tenait première du film Blame dont je signe la musique au Tribeca Film Fest à NYC et mon taxi était coincé dans les embouteillage depuis plus de 20 minutes… J’ai donc abandonné le navire et j’ai couru… Une fois sur le tapis rouge je n’étais pas du tout disposé à prendre des photos, mais visiblement les photographes en avaient rien à foutre résultat : j’ai quelques clichés de moi en sueur qui viens de courir 1km à la course prise sur le tapis rouge de Tribeca…

12. Notre magazine s’appelle Le Beau Bug, qu’est-ce qu’un « beau bug » pour toi ?
Ici on dit parfois de quelqu’un que c’est « une belle bibitte »… Quelqu’un d’étrange, mais sympathique et brillant. Pour moi c’est un peu ça un Beau Bug. Ou encore un problème (bug) qui devient une beauté par accident… La roche qui atterrit sur mon pare-brise par exemple à créé l’effet d’une merveilleuse toile d’araignée.

13. Pour toi, quels sont les indispensables à toujours avoir dans son iPod ?
Bill Evans, Radiohead, Ray Lamontagne, Leonard Cohen, Brel, Bashung, Elliott Smith, LCD Soundsystem

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Tendrement,
Louise Dornier,
Le Beau Bug

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