JORDAN KASEY: Peinture onirique free time

Jordan Kasey est un jeune peintre installé à Brooklyn qui commence à se faire connaitre notamment depuis sa mise en avant au dernier NADA (New Art Dealer Alliance) de New York, évènement qui a pour but de mettre en avant la scène artistique émergente. Sa spécialité: de la peinture à l’huile sur de larges toiles habitées par des êtres ou objets aux proportions monumentales qui font état d’une distorsion de la réalité.

Sa dernière exposition intitulée Free Time qui a vient d’avoir lieu à la Galerie Signal à  New York a connu un grand succès et va à n’en pas douter permettre à cet artiste de prendre une dimension internationale.

Ainsi pour cette série sur le temps libre, l’artiste verse dans la notion de vacances un sentiments appréhension et de peur dans une série de portraits qui donnent à voir différentes perceptions du temps perdu  à travers des personnages qui semble piégé dans leurs corps lourds par une inertie accablante.

Jordan Kasey "I can't sleep", 76x102, 2016.

Jordan Kasey « I can’t sleep », 76×102, 2016.

On ressent ici toute la pesanteur du corps humain, masse aux couleurs de béton qui nous ramènerait à un paysage urbain.

En effet Jordan Kasey peint ses corps dans des tons froids aux couleurs synthétiques et par là même les renvoie à un niveau d’objets dans ses différents récits. Le peintre capte ainsi dans ses scènes étranges des moments de la vie de tous les jours avec une acuité surprenante mêlée à représentation onirique délirante.

Jordan_Kasey, Tired at Breakfast, 60x65, 2016.

Jordan_Kasey, Tired at Breakfast, 60×65, 2016.

Bon nombre pourront retrouver l’expérience d’un réveil difficile dans ce Tired at Breakfast! Ici même la cuillère suit le corps dans un mouvement mou qui présage une totale inactivité. Comme si cette femme et la cuillère ne faisait plus qu’un. On voit d’ailleurs le visage de la femme réfracté dans le miroir de la cuillère, qui montre au spectateur son reflet.

Jordan Kasey, son with mirrors, 78x102, 2016

Jordan Kasey, son with mirrors, 78×102, 2016

Dans Son with Mirrors, le miroir et la réalité se mélangent et troublent notre vision dans des angles remettant en cause les lois de la physique, chaque visage étant relié à l’autre soit dans le reflet des cheveux, soit dans la continuité du sourcil.

Jordan Kasey, Shapes person at the beach, 61.5x108, 2016

Jordan Kasey, Shapes person at the beach, 61.5×108, 2016

De même, dans Shapes person at the beach, on se réfère directement à l’image dépeinte: un smiley un peu sale en guise de tête souriante et fatiguée, une toile abstraite rectangulaire représente le torse , des jambes de caoutchouc noir striés par le rouge des tongues, on est loin d’une scène de plage classique!

 

Jordan Kasey, The Fan, 52x72, 2016

Jordan Kasey, The Fan, 52×72, 2016

Dans The Fan on voit de nouveau cette unité qui lie le personnage et l’objet qui dans leur parallélisme tiennent la réalité à distance.

Jordan Kasey, Roller coaster, 78x68, 2016

Jordan Kasey, Roller coaster, 78×68, 2016

Là encore les sangles et le corps ne font qu’un sous la lueur du coucher de soleil.

Jordan_Kasey, Mountain Top, 2015

Jordan_Kasey, Mountain Top, 2015

 

Jordan_Kasey, Passenger and driver, 2015

Jordan_Kasey, Passenger and driver, 2015

Retrouvez l’univers de Jordan Kasey et son univers si fascinant et atypique sur son blog et son Instagram:

http://jordankasey.blogspot.fr

https://www.instagram.com/jordankaseyjordankasey

 

 

 

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